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Le Monde Allant Vert
ALIMENTATION BIOLOGIQUE ET ÉCOPRODUITS

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GAEC DE L'ESPOIR

GAEC DE L'ESPOIR

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Claveisolles

Claveisolles, les pieds dans l’Azergues, regarde du côté de ses fermes, là-haut sur les collines hérissées de sapins On y vit du bois, mais aussi de l’agriculture. Dominique Despras (35 ans) a repris, il y a 15 ans, la ferme familiale, rejoint par deux jeunes associés. A flanc de montagne, pas question de faire de la culture. Juste du maïs pour compléter l’alimentation des 230 vaches laitières. Lait et fromage, les deux mamelles du Gaec de l’Espoir. « De l’espoir, il en faut quand on se lance ! On a mis trois semaines à trouver le nom. Et ça fonctionne, car on nous interroge sans cesse sur ce choix !».
Pour le pâturage, il faut louer les terres. Un hectare pour une vache. Avec toujours la crainte de la pression urbanistique. La crise du lait de 2009 ? « Avec la fin des quotas européens, la seule régulation, c’est le marché. On a donc permis l’augmentation de l’offre. Trop forte par rapport à la demande. Les fermiers se retrouvent impuissants devant l’anéantissement de la filière. On a eu moins 20 % de revenus en 2009. Et l’appauvrissement, c’est plus dur à vivre que la pauvreté. Mais là, c’est reparti ». Et puis il y a les aides. L’Europe, l’Etat, la Région, le Département (compensation perte de revenus/aides à la création de la fromagerie, du bâtiment d’élevage et de points vente dans les grandes surfaces). En tout : le Gaec de l’Espoir a perçu 75 000 euros l’an dernier. Mais il y a surtout le travail. On ne compte pas ses heures à la ferme. Dominique Despras » attaque à 5 heures le matin ». «Entre 8 heures et 8 h 30, on prend le petit-déjeuner tous les trois. A 12 h 30, on rentre chez soi pour déjeuner. Retour 13 h 30 jusqu’à 19 h 30 ». Avec, tous les samedis matins travaillés. Et puis il y a les week-ends de travail, ceux de garde. « On a chacun un week-end de libre sur trois. Et quinze jours de vacances par an. Mais en deux fois 8 jours. Dominique Despras ne compte pas. Au sens propre. Quand on lui demande « combien ça fait, de temps de travail, pour une semaine », il doit additionner les heures, puis les jours ». Verdict : 70 heures par semaine. Et les 35 heures, il en pense quoi ? « Nous, on va trop loin, mais la société est allée trop loin dans l’autre sens ! J’ai un copain à Edf, il déprime, parce qu’il ne travaille pas assez… ! ». Et son salaire ? « 1 500 euros nets mensuel. On gagne bien notre vie ». Sa vie, il ne fait pas que la gagner. Il la vit pleinement. Avec ce métier « gratifiant ».
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